SURFAST : la filière francilienne dédiée aux infections nécrosantes
Une réponse régionale à une urgence médico-chirurgicale
Une organisation régionale au service du parcours patiente
La filière SURFAST s’appuie sur un réseau de 11 centres répartis en Île-de-France, assurant la prise en charge des différentes localisations des infections nécrosantes chez l’adulte et l’enfant.
La coordination régionale est assurée par l’hôpital Henri-Mondor, établissement à l’origine du développement de cette expertise depuis 2014.
Cette organisation permet :
- d’améliorer l’identification précoce des cas ;
- de faciliter l’adressage des patients vers les structures adaptées ;
- de renforcer la coopération entre les établissements de santé ;
- .de favoriser le développement de centres experts régionaux.
Quels patients adresser?
La filière concerne tout patient présentant une suspicion de :
- dermo-hypodermite bactérienne nécrosante (DHBN) ;
- fasciite nécrosante des membres ;
- fasciite nécrosante périnéale (gangrène de Fournier) ;
- infection nécrosante cervico-faciale ;
- formes pédiatriques de DHBN-FN.
Une orientation rapide vers un centre SURFAST est essentielle dès l’apparition de signes de gravité ou de suspicion clinique.
Une expertise accessible rapidement
SURFAST facilite l’accès à un avis spécialisé pour les professionnels confrontés à une situation complexe ou urgente.
Les centres du réseau peuvent être contactés directement en fonction de leur zone géographique et de leur expertise.
En complément, une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) peut être organisée dans un délai de 48 heures pour discuter des situations complexes et optimiser la stratégie de prise en charge.
Une filière engagée dans la recherche
Au-delà de son activité de soins, SURFAST porte une forte ambition scientifique.
La filière s’appuie notamment sur la création d’une base de données prospective régionale multicentrique regroupant les patients pris en charge pour DHBN-FN.
Les objectifs sont :
- mieux connaître l’épidémiologie des infections nécrosantes en Île-de-France ;
- suivre l’activité des centres du réseau ;
- favoriser la conduite de projets de recherche multicentriques ;
- améliorer les pratiques de prise en charge.