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« 70% des actes de chirurgie devront être réalisés en ambulatoire »  d’ici à cinq ans, a annoncé la ministre de la santé, Agnès Buzyn, en ouvrant les entretiens de Bichat à Paris le 5 octobre dernier.

 Un objectif pour le moins ambitieux, car le taux est actuellement de 54% en France, avec de fortes différentes entre régions et établissements. Ce taux reste encore très éloigné de certains de nos voisins européens, tels que le Danemark ou la Suède, qui sont parvenu à un pourcentage de chirurgie ambulatoire proche de 90%. L’exemple de ces pays montre bien qu’il est tout à fait possible d’augmenter la part d’ambulatoire sans que cele ne se fasse au détriment de la qualité des soins. Dans bien des cas, la chirurgie ambulatoire est même synonyme de moindre risque pour le patient, comme de nombreuses études sérieuses l’ont prouvé (diminution du risque d’infection nosocomiale par une durée de séjour plus réduite, encouragement à une meilleur organisation…).

Mais pour cela, il faut bien évidemment que plusieurs conditions primordiales soient remplies : une forte volonté des équipes chirurgicales avec des moyens mis à disposition par les directions, une meilleure coordination entre l’hôpital et la ville (transmission plus rapide du compte rendu opératoires, échanges facilités entre professionnels de la santé, aussi bien en pré qu’en post opératoire), un meilleur suivi des patients… Une amélioration sensible de ces points essentiels est tout à fait indispensable, afin que le service médical rendu soit assuré au mieux.